crédit photo : Présidence de la République de Madagascar
Le président malgache, Andry Rajoelina, et son homologue français, Emmanuel Macron, se sont récemment rencontrés pour la quatrième fois, mais un sujet brûlant a été étonnamment omis de leur discussion : les îles Eparses. Ces îles, situées dans l’océan Indien entre Madagascar et la côte est de l’Afrique, sont revendiquées à la fois par Madagascar et la France.
Madagascar soutient que les îles Eparses font partie intégrante de son territoire, se basant sur des arguments historiques et géographiques. Elles étaient sous le contrôle du Royaume de Madagascar avant la colonisation française, et leur proximité géographique renforce cette revendication.
La France, quant à elle, maintient sa souveraineté sur les îles Eparses en se référant au droit international. Selon la France, ces îles font partie des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), un territoire d’outre-mer. Elle invoque des principes juridiques tels que la continuité historique de sa présence sur ces îles depuis le 19e siècle et le respect des règles internationales régissant la souveraineté territoriale.
Malgré les espoirs suscités par les déclarations précédentes d’Andry Rajoelina sur la tenue d’une réunion de la commission mixte franco-malgache pour discuter de la co-gestion ou de la restitution des îles Eparses, aucune réunion n’a encore eu lieu. Ce silence déconcertant lors de la rencontre entre les deux présidents alimente l’inquiétude des Malgaches quant à la suite de cette affaire.
Madagascar invoque le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale et le principe d’autodétermination des peuples, soulignant que la Charte des Nations Unies encourage le respect de l’intégrité territoriale des États. De son côté, la France s’appuie sur le principe de la prescription acquisitive, mettant en avant sa présence prolongée sur les îles Eparses et l’absence d’une population indigène.
Alors que le mandat d’Andry Rajoelina se rapproche de sa fin et que les espoirs de résolution de ce contentieux de plus de cinquante ans s’amenuisent, la question des îles Eparses reste un point de friction majeur entre Madagascar et la France. L’absence de progrès concrets lors de la rencontre entre les deux présidents suscite des interrogations quant à la volonté réelle de résoudre cette affaire. L’avenir des îles Eparses reste incertain, et le monde attend avec impatience des développements dans ce dossier épineux.


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