Madagascar : La journée internationale des femmes rurales a été célébrée à Alatsinainy Imerimandroso

Cette année, l’évènement a été hébergé par la commune rurale d’Alatsinainy Imerimandroso, dans la région d’Analamanga. C’est sans doute un peu naïf, mais il est quand même important de rappeler qu’il est difficile de jongler entre le rôle de mère de famille et travail dans les champs. Les femmes ont un énorme rôle dans le monde rural. C’est la raison pour laquelle les Nations Unies les célèbrent tous les ans, le 15 octobre, et, ce, depuis 2008. C’est une journée internationale mettant en lumière le rôle et la situation des femmes des zones rurales.

Le principe est que l’autonomisation des femmes est un ingrédient fondamental dans la lutte contre l’extrême pauvreté, la faim et la malnutrition. Les femmes rurales contribuent à la vie de leurs familles et communautés ainsi qu’à réduire la faim et la pauvreté dans le monde. Les femmes effectuent la grande majorité des tâches domestiques et des soins. Ces activités ne sont pas rémunérées. Les femmes rurales constituent une large part de la main d’œuvre agricole. 

Cette année, plusieurs projets qui encouragent les femmes à accéder à plus d’activités génératrices de revenus ont été promus lors de cette journée. « Ambioka », un projet mis en place en fin 2020 figure parmi ces projets. Il vise à accompagner la professionnalisation des filières de maraîchage et de l’arboriculture des régions en périphérie de la capitale d’Antananarivo. L’objectif est d’améliorer la qualité des produits et de multiplier les pépinières de fruits.

C’est un projet mis en œuvre par Fert, mené par le ministère de l’agriculture et de l’élevage à travers l’organisation « Fikambanana Fampivoaranany Tantsaha », le Ceffel, Cap Malagasy dans 50 communes des régions Analamanga et Itasydans le cadre du programme AFAFI-Centre (Programme d’Appui au Financement de l’Agriculture et aux Filières Inclusives dans le Centre de Madagascar), financé par l’Union Européenne et l’Etat malgache.

L’échange entre paysans est très important pour envisager l’avenir. En 2020 un échange a été organisé avec d’autres producteurs accompagnés par FIFATA et Fert afin de « parler le même langage ». Aujourd’hui encore, l’accès des femmes et des filles rurales aux moyens de production, aux services publics, tels que l’éducation et la santé, aux infrastructures comme l’eau et les services d’assainissement, reste inférieur à celui des hommes.


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