
Mayotte est un archipel de l’océan Indien situé entre Madagascar et la côte du Mozambique. Il comptait 310 000 habitants en 2022 selon le dernier recensement, contre 256 518 habitants en 2017 et 212 645 en 2012, répartis sur 376 km2. Il a ainsi la plus forte densité de population de la France d’outre-mer, mais aussi le plus fort taux de croissance avec près de cinq enfants par femme en moyenne, ce qui dépasse toujours largement la moyenne métropolitaine (1,9 enfant par femme). Le niveau de vie médian des habitants de Mayotte est sept fois plus faible qu’au niveau national. Conséquence de flux migratoires importants, une grande partie de la population vit avec très peu de ressources : 77 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté national, soit cinq fois plus qu’en métropole. La croissance démographique y est extrêmement forte, cette croissance est la conséquence de la fécondité et de l’immigration importantes. Les forces de l’ordre disposent de moyens insuffisants pour contrôler les flux d’immigration clandestine. D’un côté, de nombreux adultes et leurs enfants arrivent des Comores. De l’autre, de nombreux jeunes de 15 à 24 ans, natifs de Mayotte, partent vers le reste de la France, essentiellement en métropole.
Mariam Saïd Kalame, conseillère départementale de Sada Chirongui et porte-parole du parti Renaissance a été invitée ce vendredi 20 octobre par Zakweli. Selon elle, la surnatalité doit être combattue au même titre que l’immigration clandestine. Avec 10 000 naissances face à 1 000 décès en une année, Mayotte n’arrive plus à accueillir les enfants dans les écoles, ce qui impacte toutes les politiques publiques. Cela se voit avec la crise de l’eau actuellement déplore-t-elle. Même si cette motion a déjà été rejetée par la majorité des élus à l’assemblée départementale, elle ne renonce pas. Elle incite les femmes à le faire. Le Planning familial est ouvert à toutes et à tous, qui est accessible gratuitement à toutes les femmes, quel que soit leur âge, quelle que soit leur problématique, quelle que soit leur interrogation sur leur santé sexuelle. En outre, « Nous devons informer les femmes des risques des grossesses multiples et des grossesses précoces. Des femmes averties doivent pouvoir faire leur choix, elles doivent pouvoir accéder à la péridurale dans de bonnes conditions, pas avec un anesthésiste qui doit s’occuper de 10 femmes en même temps » renchérit-elle.


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