La Réunion : la CGPER propose des Assises de l’Eau

La Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion, ou CGPER, est le principal syndicat agricole de l’île de La Réunion. Il détient la majorité absolue au sein de la chambre d’agriculture de La Réunion, l’organisme consulaire chargé de l’agriculture réunionnaise. Son siège est situé à Sainte-Marie. La Réunion  située dans l’ouest de l’océan Indien, à l’est de l’Afrique se caractérise par un climat de type tropical humide tempéré par l’influence océanique des vents d’alizés soufflant d’Est en Ouest. L’agriculture réunionnaise occupe 44 000 hectares de surface agricole utile. La Réunion produit principalement du sucre (premier producteur européen), mais aussi de la vanille bourbon. Cultivée sur l’île depuis le xixe siècle, elle est l’une des rares à être encore produite de manière manuelle.

Il existe deux saisons marquées à La Réunion, qui se définissent par le régime des précipitations : la saison des pluies allant des mois de janvier à mars, au cours de laquelle tombe la majorité des précipitations de l’année, une saison sèche s’étalant de mai à novembre. Néanmoins sur la partie est et les contreforts du volcan, les pluies peuvent être importantes même en saison sèche, tandis que pour les mois d’avril et de décembre sont des mois de transition, parfois très pluvieux mais pouvant également être parfois très secs.

En cette période de sécheresse, ce vendredi 20 octobre, sept communes de l’île sont mises en alerte par le préfet. Ils doivent surveiller leur consommation d’eau, il est désormais interdit de laver sa voiture, arroser son jardin dans la journée, ou encore, remplir sa piscine. La vigilance est de mise et les mesures de restriction pourraient s’étendre dans les prochains jours. Les pluies tardent à venir à la Réunion. De ce fait, dans une commune habituellement abondamment arrosée, la sécheresse frappe de plein fouet Bras Panon,  le débit de la rivière est au plus bas. Également, des coupures d’eau à Salazie et Saint-André. De l’autre côté, parmi les sept communes en alerte sur toute l’île, quatre concernées se trouvent dans le Sud. À Saint-Louis par exemple, la sécheresse gagne du terrain ces derniers jours mais les habitants ne sont pas forcément tous au courant de l’arrêté préfectoral paru vendredi. Dans une autre commune du Sud, au Tampon, les plantes sont les premières victimes de la sécheresse. En raison de l’arrêté, l’arrosage en journée est interdit, pour les particuliers mais aussi les collectivités.

Olivier Fontaine, secrétaire de la Chambre d’agriculture, tire la sonnette d’alarme. « Depuis trois ans on souffre de la sécheresse à la même période », explique-t-il. Cependant, La CGPER demande de la transparence et des Assises de l’eau.Depuis longtemps la CGPER a soulevé l’importance de trouver des solutions autres pour les éleveurs,que de les alimenter en camion citernes pendant les périodes de sécheresse.  Le gouvernement par la voix de Gérald Darmanin propose d’enlever la compétence de la gestion de l’eau par les élus locaux au profit de l’État. Il a également annoncé la venue prochaine du ministre délégué à l’Outre-mer prochainement à La Réunion. Philippe Vigier propose que « le préfet reprenne une partie des compétences si les collectivités le souhaitent ». De l’autre côté, la CGPER plaide pour une solution responsable : les Assises de l’Eau. « Il s’agit plutôt de travailler dans la transparence pour que tous les citoyens, y compris les agriculteurs participent en responsabilité à la gestion de la ressource et de la qualité de l’eau avant les canalisations, dans les canalisations et après sa consommation », indique Jean-Michel Moutama, président de la CGPER.

Il y a beaucoup de petites retenues collinaires à la Réunion, mais elles se vident rapidement. Les agriculteurs demandent à ce que l’on en creuse, ils réclament des actions concrètes.


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