
Tout a commencé près de trois ans après l’assassinat de Samuel Paty, le professeur d’histoire, âgé de 47 ans, décapité le vendredi 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines, à la sortie du collège du Bois-d’Aulne. Il a été attaqué à la suite d’un cours sur la liberté d’expression avec un débat sur la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo. Son assaillant présumé a été tué par la police dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise). Trois ans après, vendredi 13 octobre, un jeune homme armé d’un couteau, Mohammed Mogouchkov, a tué un enseignant (Dominique Bernard) et blessé trois autres personnes vendredi matin dans un lycée d’Arras (Pas-de-Calais). L’auteur présumé était un ancien élève de l’établissement fiché S pour radicalisation islamiste. Il a été interpellé et placé en garde à vue, tout comme plusieurs membres de sa famille. Âgé de 20 ans, il a crié « Allah akbar », a confirmé à FranceInfo une source proche de l’enquête.
Depuis cet assassinat du 13 octobre de l’enseignant, la France a relevé au niveau maximum le plan Vigipirate contre les attentats, près de 70 fausses alertes à la bombe ont visé des aéroports français, envoyées depuis « quasiment toujours la même adresse email située en Suisse », avait indiqué dimanche le ministre français des Transports Clément Beaune. Au total, « plus de 60 enquêtes, tous lieux confondus, ont été lancées », avait-il dit.
L’épidémie de fausses alertes à la bombe semble s’être exportée en outre-mer. Si l’on pensait croire que La Réunion serait épargnée, il n’en est rien. Les premières alertes ont été lancées peu après le début des cours dans deux lycées du Tampon (sud de la Réunion) et deux lycées de Saint-Denis, qui venaient de rouvrir leurs portes après 15 jours de vacances. Élèves et personnels ont immédiatement été évacués. Les auteurs des fausses alertes sont recherchés , le préfet de la Réunion Jérôme Filippini condamne « l’attitude consistant à générer de fausses alertes à la bombe pouvant créer des troubles à l’ordre public, tout en mobilisant les forces de secours et de sécurité en dehors de toute réelle nécessité. Ces personnes seront punis et auront une peine allant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende ».


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