Maurice : Lespwar permet d’alerter sur la violence domestique

La violence domestique également appelée violence entre partenaires intimes (VPI), violence domestique ou violence dans les relations, est un modèle de comportement utilisé par un partenaire pour maintenir le pouvoir et le contrôle sur un autre partenaire dans une relation intime. Les violences faites aux enfants mineurs, aux ascendants, ou à tout membre de la famille élargie, dès lors qu’ils partagent le même toit, voire, selon les cultures, une communauté proche. Il affecte des personnes de tous les milieux socio-économiques et de tous les niveaux d’éducation.

La violence domestique comprend les comportements qui nuisent physiquement, suscitent la peur, empêchent un partenaire de faire ce qu’il veut ou le forcent à se comporter d’une manière qu’il ne veut pas. Cela inclut le recours à la violence physique et sexuelle, aux menaces et intimidations, aux abus émotionnels et à la privation économique. Bon nombre de ces différentes formes de violence / abus domestique peuvent survenir à tout moment au sein de la même relation intime. Diverses législations, y compris sous l’égide de l’ONU et de l’UNESCO, visent à faire diminuer ou disparaître les violences conjugales, psychologique, sexuelle (viol, mutilations génitales…, exploitation et traite sexuelles), le harcèlement, y compris sur internet, mais les statistiques montrent qu’elles demeurent fréquentes. En Europe, 62 millions de femmes disent avoir subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans. Environ la moitié de la population de l’Union Européenne est concernée (plus de 250 millions de femmes et filles). Une partie de ces violences s’exercent dans le cadre de la famille.

La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul, adoptée le 7 avril 2011 à Istanbul, est le premier traité juridiquement contraignant qui criminalise les violences à l’égard des femmes et la violence domestique. Elle fixe des normes destinées à aider les États à prévenir ces formes de violence. En juin 2017 l’Union européenne a signé la convention d’Istanbul.

C’est dans le cadre de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes que le gouvernement Mauricien a lancé l’application mobile, Lespwar ». L’application est gratuite et facilement téléchargeable sur n’importe quel smartphone Elle permet aux victimes de violence domestique d’alerter les autorités en cas d’urgence via à son smartphone en appuyant simplement le bouton « panique ».  Elle  permet simultanément de localiser la victime grâce à une fonction de géolocalisation et une assistance lui est ensuite fournie, conformément au protocole établi. Cette application a pour but de fournir une meilleure protection aux femmes. Toutefois, elle est aussi destinée aux hommes, aux enfants et aux personnes âgées. Son objectif est clair : assurer une intervention urgente de la police quand il y a un appel à l’aide. 

Depuis son lancement jusqu’à ce mardi 31 octobre, Lespwar a enregistré 3 351 « panic alerts ». Chiffre fourni par la ministre de l’Egalité des Genres et du Bien-être de la famille lors de la Private Notice Question (PNQ), axée sur la violence domestique.


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