
La sécurité à bord des navires est fondamentale. Il est donc primordial que toutes les personnes exerçant des fonctions à bord doivent être dotées de qualifications particulières. Le secteur maritime a été le premier à faire l’objet d’un tel encadrement dès le début du XXème siècle en raison des risques et de la mobilité des navires. D’où la création du Symposium naval de l’océan Indien (IONS), une série de réunions biennales entre les États côtiers de la région de l’océan Indien. Il constitue un forum pour accroître la coopération en matière de sécurité maritime, discuter des questions maritimes régionales et promouvoir des relations amicales entre les États membres. L’entrée dans la profession de gens de mer non marin ou marin requiert des normes d’aptitudes physiques à la navigation avec des conditions d’âge qui sont régulièrement contrôlés. Le contrôle de l’aptitude physique à la navigation donne lieu à la délivrance d’un certificat médical d’aptitude physique, dont la durée de validité est variable selon les situations. Par la suite, tout au long de sa carrière, le gens de mer devra faire vérifier le maintien de son aptitude. L’objectif de cet exercice est de mettre en œuvre les procédures d’intervention des secours après un accident survenu en mer.
Organisé aux Seychelles par la France avec la participation de plus de 20 pays riverains de l’océan Indien, le partage d’informations et la coordination étaient au centre d’un exercice maritime (MEX) du Symposium naval de l’océan Indien (IONS). Il a réuni ce mardi 07 novembre, des officiers de la marine non seulement pour partager des informations mais aussi pour participer à divers exercices liés à la sécurité maritime, la délégation de la frégate indienne INS Sharda a également participé à l’exercice.
Jeudi soir, organisé en partenariat et avec le soutien des forces de défense des Seychelles, en particulier des garde-côtes des Seychelles. Un exercice sur table au Centre de formation et de soutien militaire et un cocktail à bord du navire de la marine française « NIVOSE ».
Dans son discours, l’ambassadrice de France aux Seychelles, Olivia Berkeley-Christmann, a fait plusieurs déclarations, d’abord que la présence des participants témoigne d’un dialogue continu entre les personnels navals. Puis elle a ajouté qu’« On dit souvent que les militaires navals, même issus de pays différents, ont plus de points communs que les forces terrestres ou aériennes de leur propre pays. Il suffit de se voir réunis ici ce soir pour s’en convaincre ». Elle a également évoqué les défis croissants dans l’océan Indien, tels que la pêche illégale, le changement climatique, la piraterie, les trafics illégaux de toutes sortes, la sécurité maritime, les accidents et la pollution. Pour terminer, elle a ajouté que « Les liens privilégiés que vous nouez aujourd’hui entre les personnels navals de l’océan Indien doivent nous permettre de gérer ensemble les futures crises en mer : assistance aux navires en difficulté, recherche et sauvetage, gestion d’une marée noire ou d’un catastrophe naturelle ».
De ce fait, le chef des Forces de défense des Seychelles, le brigadier Michael Rosette, lui, indique que les officiers seychellois ont beaucoup appris et acquis une expérience précieuse.
Pour lui, leurs contacts avec d’autres pays de l’océan Indien apporteront beaucoup de bénéfices, car ils savent où frapper aux portes pour obtenir de l’aide ». Tout en ajoutant que ces pays bénéficieront également d’un logiciel créé par l’UE, que les pays de l’océan Indien ont été autorisés à utiliser pour communiquer et planifier diverses opérations.
Cependant, après ce symposium, le brigadier Michael Rosette déclare qu’ils vont continuer à travailler avec tous ces pays de la région, et en cas d’incidents, ils pourront communiquer et partager leurs expériences entre eux.


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