Madagascar : Manifestation des étudiants d’Ankatso réclamant la reprise des cours

📸Midi Madagasikara

Tout a commencé le 19 juillet 2023. En raison de revendications insatisfaites, les enseignants et chercheurs de l’Université d’Antananarivo ont décidé d’enclencher la vitesse supérieure, ils décident d’emprunter le chemin de la grève. Ils ont commencé par l’ »Université morte », la fermeture provisoire de l’Université pendant trois jours, du 19 au 21 juillet. Le président du SECES Tana, le Pr Sammy Grégoire Ravelonirina a fait savoir que toutes les activités pédagogiques à l’université, tout comme les travaux de recherche dans les Centres nationaux de recherche, ont été suspendues. Les portails du campus étaient également fermés pendant ces trois jours. Il n’a pas manqué d’appeler l’ensemble des enseignants et des chercheurs de l’Université d’Antananarivo à adhérer à cette disposition ayant pour but de revendiquer leurs droits. Ce n’était que le début du mouvement. Ce syndicat demande, le paiement des heures supplémentaires, des indemnités de vacation des années universitaires 2018 à 2022, des indemnités de recherches et d’investigation depuis 2018 des enseignants-chercheurs retraités. A cela s’ajoutent les reliquats et rappels des décrets qui datent de plusieurs années ainsi que les décrets bloqués au niveau de la Primature.

Sauf qu’après deux mois de cela, le syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants section Antananarivo n’entend pas encore reprendre les cours, les enseignants-chercheurs syndiqués intensifient même leur mouvement et s’engagent à maintenir l’Université morte malgré le fait que le président du SECES, martèle que les enseignants et les chercheurs sont entièrement prêts à reprendre les cours et les recherches dès que l’État répondra favorablement à leurs demandes. Sauf que, le SECES Tana ne se dit pas encore satisfait des gestes de l’Etat. Même s’il reconnaît que certaines demandes ont déjà été satisfaites, telles que le paiement d’une partie des heures supplémentaires et des vacations de la seconde moitié de l’année 2018-2019, ainsi que la nomination des professeurs titulaires, les réponses restent incomplètes. Cela ne couvre qu’une fraction minime de leurs revendications. D’où la poursuite des grèves. Parmi les revendications du SECES figurent le règlement des heures complémentaires des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants. Il y a aussi le paiement des vacations pour l’année universitaire 2019-2020 et 2021-2022.

Le 14 novembre, nous en sommes actuellement à près de cinq mois d’arrêt complet des cours pour certains départements à l’université d’Antananarivo, suite au mouvement de grève de ces enseignants. La situation des étudiants sur lesquels plane le spectre de l’année blanche, a conduit ceux-ci, notamment les étudiants de la faculté des Sciences, qui figurent parmi les plus concernés, à manifester, hier, sur le campus. Réclamant la reprise des cours, ces étudiants estiment qu’il est temps pour eux de terminer les activités pédagogiques restées en suspens depuis plus de quatre mois, alors que d’autres départements ont déjà pu achever leur année académique. Ces étudiants se sont ainsi rassemblés sur l’esplanade, pour descendre par la suite dans la rue en brandissant des banderoles, allumant des feux et bloquant celle accédant au campus, et enfin revenir dans l’enceinte de l’université. 

Les étudiants de l’université d’Antananarivo sont préoccupés. Le SECES intensifie ses demandes par la fermeture, à nouveau, du portail menant vers l’enceinte d’Ankatso.


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