Madagascar : La Famille Rajoelina exerce son devoir lors de l’élection

La famille Rajoelina accomplissant son devoir de citoyen, jeudi dernier 📸L’Express Madagascar

Si on se réfère au scrutin de 2018, qui s’est déroulé les 7 et 19 novembre pour les deux tours respectivement, le nombre d’électeurs inscrits a chuté de 23 %, passant de 9 913 599 à 5 367 447 au premier tour. Au premier tour, 4 974 612 votes ont été exprimés, avec 392 835 votes blancs et nuls. Au second tour, le nombre de votants a diminué à 4 767 887, représentant 48,09 %, avec 120 102 votes blancs et nuls. Andry Nirina Rajoelina a remporté l’élection au deuxième tour, battant Marc Ravalomanana.

Tandis que cette année, l’élection présidentielle malgache de 2023 s’est tenue le 16 novembre, se focalisant sur le choix du prochain président de la République de Madagascar. Andry Rajoelina, président sortant, brigue un second mandat malgré le boycott massif de l’élection par dix de ses douze rivaux. Les observateurs anticipent une victoire rapide de Rajoelina au premier tour, ce qui pourrait déclencher une crise post-électorale.

L’analyse des élections présidentielles successives révèle une baisse du nombre d’électeurs cette année, laissant des séquelles psychologiques au sein de la population. Cette diminution est principalement imputable aux boycotts orchestrés par les 11 candidats, dont les anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, ainsi que Richard Paraina, Tahina Razafinjoelina, Hajo Andrianainarivelo, Roland Ratsiraka, Lalaina Harilanto Ratsirahonana, Andry Raobelina, Jean-Brunelle Razafitsiandraofa, et Jean-Jacques Ratsietison. Contrairement à eux, Andry Rajoelina a intensifié ses efforts de campagne en visitant diverses régions de Madagascar, tout comme Siteny Randrianasoloniaiko, qui a renforcé sa propagande dans certaines zones.

Pendant le scrutin, l’ancien président Andry Rajoelina a mobilisé sa famille pour contribuer à l’élection présidentielle.

Jeudi 16 novembre, la scène politique malgache a été marquée par un geste significatif de la part de la famille Rajoelina. En accomplissant leur devoir de citoyens, ils ont mis en lumière l’importance de la participation active à l’élection présidentielle malgache de 2023. Un geste revêtant une signification particulière dans le contexte politique actuel, elle a choisi de faire entendre sa voix par la voie démocratique. Tandis que les concurrents ont choisi de ne pas participer activement à la campagne.

Au-delà de l’aspect symbolique, cette démarche soulève des questions sur le rôle des familles des personnalités politiques dans le processus démocratique. La mobilisation de la famille Rajoelina pour contribuer à l’élection met en lumière l’importance des liens familiaux dans la politique malgache et leur impact sur la légitimité du processus électoral. De ce fait, il est crucial de considérer les réactions diverses au sein de la société malgache face à cette implication de la famille Rajoelina. Certains pourraient saluer cet engagement comme un exemple de responsabilité civique, tandis que d’autres pourraient y voir une influence potentielle indue sur le processus électoral. Cette démarche souligne également l’importance du débat sur la neutralité et la transparence dans les élections, notamment lorsque des personnalités politiques influentes impliquent leur famille dans le processus électoral.

Cependant, cet engagement lors de l’élection présidentielle malgache soulève des questions pertinentes sur la dynamique entre la sphère familiale et la vie politique. Il s’agit d’un acte qui suscite la réflexion sur la manière dont la participation citoyenne peut s’exprimer à travers des gestes symboliques et concrets, mais qui nécessite également un examen approfondi de ses implications sur la démocratie malgache.


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