
La commission des droits de l’homme est une entité parrainée et financée par l’État, établie par une loi ou par la constitution, ayant comme objectif de protéger et de favoriser ces droits. Elle surveille l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des protocoles facultatifs s’y rapportant. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. La Commission des droits de l’homme des Seychelles est un organisme autonome, neutre et indépendant qui n’est soumis à la direction ou au contrôle d’aucune personne ou autorité. Son rôle est d’enquêter sur les violations présumées des droits de l’homme et d’aider les victimes de ces violations à demander réparation. Les sessions de formation qu’elle organise font partie du projet de promotion des droits humains des Seychelles que l’Union européenne finance depuis 2021.
En 2022, selon le rapport annuel de la commission, le plus grand nombre de violations présumées des droits de l’homme enregistrées par la Commission des droits de l’homme des Seychelles (SHRC) contre une entité concernait le service des Police des Seychelles car au total, 10 plaintes ont été enregistrées auprès de la commission contre la police. Sur un total de 117 enquêtes déposées l’année dernière, 18 contenaient des plaintes concernant d’éventuelles violations des droits de l’homme et ont été enregistrées pour faire l’objet d’une enquête.
Mardi 21 Novembre, la Commission des droits de l’homme des Seychelles (SHRC) a organisé une session pour apprendre sur le droit de travailler aux agents du Ministère de l’Emploi. Suite à cette session, ils ont découvert les 25 droits humains fondamentaux énoncés dans la constitution de la nation insulaire, le contexte et l’interprétation, entre autres, lors de la dernière série de formations destinées aux fonctionnaires du gouvernement. George Robert, le directeur juridique de la Commission a même déclaré qu’il y a une différence entre lire une constitution et l’interpréter et qu’avec les organismes gouvernementaux qui participent, ils savent souvent que ces droits existent, mais lorsqu’ils partent, ils comprennent mieux comment interpréter ces droits, surtout en ce qui concerne leurs obligations spécifiques. Parmi les autres participants aux séances de formation figuraient des étudiants du secondaire et du post-secondaire, des organisations non gouvernementales ainsi que des employés de plusieurs entités gouvernementales telles que le ministère de l’Immigration. Sophie Lagrenade, responsable principale de l’éducation et de la formation de la Commission indique qu’une amélioration des connaissances des gens sur les droits de l’homme au fur et à mesure qu’ils organisent des sessions, d’autant plus que pour les étudiants, ils font en sorte qu’ils comprennent mieux les droits en proposant d’activités. Le dernier groupe participant à la formation sur les droits de l’homme a également pu effectuer un travail de groupe pour appliquer ce qu’ils ont appris dans leur contexte professionnel quotidien. L’Indice est l’évaluation la plus complète de la performance en matière de gouvernance dans 54 pays africains, intégrant un champ de gouvernance élargi, incluant l’environnement et l’égalité, des indicateurs renforcés et une section entièrement dédiée aux voix des citoyens d’Afrique.


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