
Sortant de l’esprit d’Andrew Hyde, le programme Startup Week-end, c’est deux jours intenses où on élabore un projet de startup avec une équipe. Les équipes sont accompagnées par des mentors qui sont des entrepreneurs expérimentés et seront jugées le dimanche après-midi par un jury. Les gagnants remporteront un prix de leur effort. Des pitchs le vendredi soir pour présenter le concept en 1 minute pile. Les projets sont ensuite pris en charge par des équipes de 5 à 10 personnes, elles-mêmes coachées par des professionnels présents à l’évènement. Vient ensuite la partie la plus intense : durant 48h on dissèque, travaille afin de faire émerger un modèle économique viable. A la fin, on présente le résultat devant un jury de professionnels, investisseurs et médias avec un pitch de 5 minutes et plus qu’à attendre les prix. En 2011, l’association Webcup a décidé d’importer la manifestation mondiale Startup Weekend sur l’île de la Réunion dans l’objectif de dynamiser et de promouvoir l’esprit d’innovation et d’entrepreneuriat réunionnais. Maintenant à 13 ans et 22 éditions, le Startup Weekend séduit toujours autant avec son format en accéléré de 54 heures non-stop qui permet à des porteurs de projets de tester leur idée et de bénéficier de tout l’accompagnement mis en place pour qu’elle puisse devenir une véritable entreprise innovante (startup et ainsi apprendre en un temps records et sur de vrais projets, comment passer d’une idée à une véritable entreprise.
Lancée ce vendredi 24 novembre, la 23ème édition du Startup Week-end qui s’est terminée ce dimanche 26 novembre au Port, les participants devaient présenter des projets innovants portant sur l’économie sociale et solidaire. Cette 23ème édition a réuni depuis vendredi 120 participants et pour la cinquième année consécutive, l’événement se concentre sur la thématique de l’économie sociale et solidaire. Plus de 40 pitchs ont été présentés depuis le début du week-end et ce dimanche 26 novembre, il ne restait plus que 10 équipes, les projets sélectionnées ont été choisis par le public.
Nahéma Omarjee, responsable événementiel au sein de l’association Webcup souligne qu’il faut faire émerger des projets à impact social important, d’autant plus que pour 1 €, les participants sont coachés et ils peuvent avoir une véritable expertise de leur idée et faire en sorte que cette idée devienne un véritable projet. Ils gagnent donc en un week-end, ce qu’ils auraient fait en six mois ou un an seuls chez eux. Parmi ces projets sélectionnés, il y a le projet de Sandrine Nallatamby composée de sept personnes, aidante familiale pour sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, cette dernière a pour idée de créer « une petite structure non médicalisée de petite taille » pour les personnes souffrant de cette maladie neurodégénérative. Projet baptisé Case Joli Cœur, ces personnes seraient accompagnées 24h/24 par des assistantes de vie dans un environnement bienveillant et sécurisé, comme à la maison D’autant plus que ce type d’habitat pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer n’existe pas à La Réunion, elle s’est inspiré de ce qui existe déjà dans l’Hexagone et qui aurait besoin de 250 000 euros de subventions pour lancer son ambitieux projet. L’équipe est arrivée en 3ème position sur les 10 projets présentés. Parmi ces participants, il y a également Isabelle Fargier, porteuse de projet baptisé « La Konciergerie » dont le but est de « créer un pont entre Mayotte et La Réunion » afin de faciliter le déplacement des Mahorais souhaitant se faire soigner au CHU de La Réunion. Durant ce start up, elle a rencontré Guillaume Bénard, apprenti commercial en BTS, qui l’aide à monter son projet. « A deux, c’est beaucoup plus rapide », défend celui qui a travaillé sur le business plan de la potentielle startup. Le projet de la Konciergerie a finalement décroché le prix coup de cœur du jury.


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