
A Mayotte, les enfants non scolarisés sont de plus en plus nombreux. Selon la Défenseure des droits, ils seraient plus de 15 000 enfants à ne pas avoir accès à une scolarité classique. Dans une île où près de 50 % des habitants ont moins de 18 ans et où la population augmente d’un peu moins 4 % par an, les établissements scolaires sont saturés. A la rentrée 2022, 112 196 élèves ont été accueillis, dont 54,2 % dans le primaire. Un chiffre record dans ce département d’outre-mer. Ces enfants non scolarisés appartiennent à la population la plus vulnérable de ce territoire, issue de l’immigration clandestine venue des Comores, de Madagascar, des pays de la région des Grands Lacs du continent africain. Ces familles résident dans les nombreux bidonvilles des pentes de l’île, souvent sans eau et sans électricité. Depuis le début de l’année, une cinquantaine de caillassages de bus ont été recensés sur l’île. En mois d’avril, lors de l’opération de lutte contre l’immigration clandestine, les chauffeurs de bus se plaignait des caillasses de car, face à cela, les parents ont la peur au ventre quotidiennement lorsqu’ils envoient leurs enfants à l’école par le biais des bus, car des élèves sont effectivement attaqués, parfois sans raison, par des bandes de jeunes des bidonvilles de l’île. Même si les gendarmes sécurisent les départs et les arrivées, ces scènes se reproduisent chaque jour. Avec une moyenne de 10 bus scolaires caillassés par jour, le transport des élèves vers les collèges et lycée de l’île est fortement perturbé. Ce vendredi 1er décembre, au niveau de l’arrêt de bus de Majicavo, La circulation a de nouveau été paralysée par un barrage et des caillassages, les embouteillages s’étendaient jusqu’à Kangani. Depuis le 27 novembre, 26 bus ont été caillassés sur le réseau du transporteur Matis, qui s’étend d’Acoua à Bouéni.
Ce 04 Décembre encore, des caillassages et des tentatives de barrage dans le secteur de Koungou ont forcé les bus à faire demi-tour et à ramener les élèves chez eux. Selon Frédéric Delouye, le directeur de Transdev, la société gestionnaire du réseau de transport scolaire Halo, face à plusieurs barrages érigés sur la route 12 véhicules immobilisés et donc 4% de courses non effectuées ce qui représente 31 courses et donc environ 1000 élèves qui n’ont pas pu se rendre dans leurs établissements ce jour-là à cause des violences urbaines sauf que Le collège de Koungou n’a pas été complètement fermé, mais il a assuré un accueil minimal des quelques élèves et professeurs présents, mais il y en avait très peu. Selon Les propos du colonel Casties, ces violences sont l’expression d’un désespoir profond chez ces jeunes qui « ont le sentiment d’une absence de perspectives d’avenir et manquent de repères tout en faisant part de leur inquiétude quant à l’avenir de l’éducation sur l’île. Ce n’est pas seulement à Mayotte que l’on déplore des caillassages de bus. A la Réunion aussi le phénomène prend de l’ampleur.


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