La Réunion : Le développement de la filière des plantes médicinales par le département

À La Réunion, les plantes à parfum servent à la fabrication d’huiles essentielles et hydrolats. Selon la DAAF (Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt), la production d’huile essentielle de géranium est fixée à 710 kilos en 2015, soit 30 hectares en production pour 40 exploitants. Quant aux plantes médicinales, 10 plantes de la Réunion ont été inscrites à la pharmacopée française, ce qui permet une reconnaissance et utilisation officielles des savoir-faire locaux.

Après cinq ans d’études sur comment les plantes à parfum, aromatiques et médicinales se produisent, mais également après la création de la feuille de route pour 2020-2023 établie et validée par les acteurs de la filière.

Ce mercredi 6 décembre à Saint-Pierre, le département a organisé une restitution partagée des avancées ainsi que les blocages rencontrés. Selon Serge Hoareau, vice-Président du Conseil départemental « La Réunion constitue un vivier significatif pour la filière compte tenu de la richesse de sa biodiversité, notamment au sein du Parc National qui compte environ un millier d’espèces végétales indigènes ». Vu qu’environ 550 espèces sont en effet utilisées dans la pharmacopée traditionnelle créole, démontrant ainsi la richesse et la viabilité de cette filière, qui mérite des investissements à la hauteur des enjeux. D’autant plus que pas moins de 34 de ces plantes sont également inscrites à la pharmacopée française. Serge Hoareau a listé les exploit enregistrés depuis la création de cette feuille de route pour les PAPAM qui sont le renforcement de la collaboration entre acteurs de la filière sous l’égide de l’autorité stratège du Département et des bureaux d’études en assistance de maitrise d’ouvrage ; la mise en forme de la plateforme numérique « PAPAM Péi » par le Département avec l’appui de QUALITROPIC pour orienter les porteurs de projets et partager de l’information en ligne ; l’analyse de la composition moléculaire de 5 plantes indigènes d’intérêt par l’ADPAPAM ((Association pour le Développement, la Défense et la Promotion des Plantes à parfum, Aromatiques et Médicinales de la Réunion) ; l’inscription de nouvelles plantes à la pharmacopée française par l’APLAMEDOM (Association Plantes Aromatiques et Médicinales de la Réunion) ; le renouvellement du modèle de production du géranium par la CAHEB (Coopérative agricole des huiles essentielles de Bourbon) ; le lancement d’une étude de marché pilotée par l’ADPAPAM pour fiabiliser l’écoulement des produits de la filière ; l’aboutissement des nombreux essais agronomiques de l’ARMEFLHOR (Association Réunionnaise pour la Modernisation de l’Economie Fruitière, Légumière et HORticole) sur les plantes indigènes et endémiques ; le développement de l’agroforesterie grâce aux actions du Parc national. Ces actions ont bénéficié du soutien financier du département, près de 260 000 euros. Une nouvelle feuille de route a été ainsi élaborée pour la période 2024-2027 expliquait Le vice-Président de la Collectivité dont l’animation a été confiée à l’APLAMEDOM et à l’ADPAPAM.


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