Madagascar : Le reboisement permet de préserver l’eau

À Madagascar, pendant la saison des pluies, les campagnes de reboisement commencent généralement à partir du mois de novembre sans aller au-delà du mois de mars car les pluies ne sont plus aussi abondantes. Le reboisement vise à reconstituer les forêts qui existaient à un tel endroit, mais ont disparu ou sont dégradées. Ce reboisement consiste à planter la même espèce qui existait. Mais également, il consiste à planter des arbres qui serviront à quelque chose en particulier, des arbres utiles pour les besoins des êtres humains comme le bois énergie, le charbon, le bois d’œuvre pour des matériaux de construction. C’est d’ailleurs pour la production que la plupart des forêts naturelles de Madagascar a été détruite. Chaque personne est libre de reboiser sur son terrain. Pour l’Etat Malagasy qui, avec ses partenaires ont l’ambition de reverdir Madagascar, il existe des zones de reboisement spécifiques.

Ce 11 décembre lors de la journée internationale de la montagne, à Joffre-ville, Antsiranana-II sur le thème « restaurer les écosystèmes de montagne » où se trouve le bassin-versant de Besokatra, un projet Kobaby organisé à des fins de restauration des fonctions hydrologiques de ce bassin versant à la périphérie du parc national Montagne d’Ambre, devenu critique par l’activité de défrichement et la culture de khat faite par les communautés, sur de fortes pentes. Il est utilisé par la société Jirama comme infrastructure de captage d’eau potable alimentant la ville d’Antsiranana toute entière et les villages environnants. Cet événement  a permis  de sensibiliser l’importance des écosystèmes  de montagne  et de trouver des solutions basées  sur la nature, des pratiques exemplaires ainsi que des investissements pour renforcer la résilience tout en réduisant  la vulnérabilité et d’accroître la capacité des montagnes à s’adapter aux menaces quotidiennes.

Le coordonnateur du Projet Kobaby, Hanta Rabetaliana explique que pour la mise en pratique de ce thème, les activités ont été concrétisés par la mise en terre de mille quatre cents plants dont huit cents raphias et six cents caféiers au sein de cette infrastructure afin de réduire le problème de défrichement sur la culture de khat et réduire de pénurie d’eau des populations rurales riveraines en amont mais aussi les populations en aval par l’insuffisance de la ressource en eau et l’irrégularité de son débit. Elles favorisent l’infiltration des eaux de pluie pour restaurer les fonctions hydrauliques du bassin versant et pour augmenter la couverture forestière.


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