La Réunion : La filière apicole a fait face à des défis importants en 2023

L’apiculture à la Réunion est une activité traditionnelle qui remonte au début de la colonisation française de l’île, au XVIIe siècle. Les premières ruches étaient installées dans les jardins des colons, et les abeilles étaient utilisées pour produire du miel, de la cire et du pollen. L’apiculture est une activité importante à la Réunion, avec environ 450 apiculteurs qui exploitent un cheptel de 20 000 ruches. La production annuelle de miel est d’environ 150 tonnes, dont 70 % sont exportées.
La filière apicole réunionnaise a connu une année 2023 difficile. La production de miel a chuté de 20 % par rapport à l’année précédente, 10 kg de miel, contre 15 kg pour une année normale en raison de plusieurs facteurs comme les conditions météorologiques défavorables qui ont perturbé la floraison des plantes mellifères. Puis, la sécheresse a notamment sévi au début de l’année, entraînant une baisse de la production de nectar.

La présence du petit coléoptère des ruches a également pesé sur la production. Ce coléoptère, originaire d’Asie, a été introduit à La Réunion en 2022. Il s’attaque aux larves et aux nymphes des abeilles, ce qui peut entraîner la mort de la ruche. Sans oublier la concurrence des importations qui a également contribué à la baisse des prix du miel réunionnais. Le miel importé est souvent vendu à des prix inférieurs, ce qui rend difficile la commercialisation du miel local.

Cependant, ces difficultés ont entraîné des pertes financières importantes pour les apiculteurs réunionnais. Ils ont également mis en danger la filière apicole, qui joue un rôle important dans la préservation de la biodiversité et de l’environnement. Ainsi, les apiculteurs réunionnais demandent des mesures pour soutenir la filière. Ils souhaitent notamment que les pouvoirs publics mettent en place des aides financières pour compenser les pertes, qu’ils renforcent la surveillance du petit coléoptère des ruches et qu’ils mettent en place des mesures pour protéger le marché du miel réunionnais de la concurrence des importations.

En 2024, les apiculteurs réunionnais espèrent que les conditions météorologiques seront plus favorables et que le petit coléoptère des ruches sera mieux contrôlé. Ils souhaitent également que les pouvoirs publics répondent à leurs demandes, afin de relancer la filière apicole.


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