
Richard Ramanambitana, le président de la délégation spéciale d’Antananarivo, est déterminé à faire de la capitale un modèle en matière de propreté. Pour ce faire, il multiplie les actions de sensibilisation auprès des riverains afin de les inciter à adopter des comportements plus responsables vis-à-vis de l’environnement. En effet, dans une vidéo publiée sur la page Facebook de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA), M. Ramanambitana lance des messages forts à la population. Il appelle notamment les habitants à : ne pas jeter leurs ordures dans les rues et les caniveaux, d’utiliser les poubelles publiques, de participer aux actions de nettoyage organisées par la CUA et d’adopter des gestes éco-citoyens au quotidien.
Le président de la délégation spéciale ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser les Tananariviens. Il se rend régulièrement dans les quartiers, rencontre les habitants et échange avec eux sur les questions d’assainissement. Il n’hésite pas non plus à interpeller les contrevenants et à les sanctionner lorsqu’il le faut. L’objectif de faire d’Antananarivo une ville propre et agréable à vivre est ambitieux, mais M. Ramanambitana est convaincu qu’il est réalisable. Il compte sur la collaboration de tous les citoyens pour y parvenir. En plus des actions de sensibilisation menées par la CUA, M. Ramanambitana encourage également les initiatives citoyennes en matière d’assainissement. Il salue l’engagement des associations et des groupements de quartiers qui participent à l’amélioration de leur cadre de vie. Il croit que les Tananariviens peuvent changer leurs comportements et faire de leur ville un endroit plus propre et plus sain. Il appelle à une mobilisation collective pour relever ce défi.
Depuis son retour d’un voyage d’étude à Kigali, M. Ramanambitana a été marqué par les progrès réalisés par la ville rwandaise en matière de gestion des déchets et de propreté des rues. Il est convaincu que les initiatives mises en œuvre à Kigali peuvent être adaptées au contexte d’Antananarivo et contribuer à améliorer significativement le cadre de vie des habitants. M. Ramanambitana accorde une importance particulière à l’éducation des jeunes en matière d’assainissement. Il est descendu dans les établissements scolaires publics pour initier les élèves aux bons gestes de propreté. Il est convaincu que l’éducation des enfants est essentielle pour inculquer des comportements responsables et durables. Malgré des efforts et des initiatives louables, l’assainissement à Madagascar peine à s’améliorer durablement. Si des mouvements comme « Tagnamaro » ont pu susciter un engouement initial, leur impact sur le long terme semble limité. De même, l’interdiction des sacs plastiques, en vigueur depuis 2015, n’a pas encore permis d’enrayer leur prolifération. Cependant, l’application du Code municipal de l’hygiène à Antananarivo pose également problème. Son existence ne garantit pas son respect effectif, et des mesures plus coercitives, comme des amendes inspirées du modèle rwandais, pourraient être nécessaires pour changer la donne. L’assainissement à Madagascar est un défi complexe qui ne peut être résolu du jour au lendemain. Néanmoins, des efforts soutenus et concertés, basés sur une approche inclusive et participative, peuvent permettre d’améliorer durablement la situation et de contribuer à un environnement plus sain et plus agréable pour tous.


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