
Face aux menaces de catastrophes naturelles et autres crises qui pèsent sur l’océan Indien, les journalistes seychellois se mobilisent pour devenir les gardiens de l’information fiable. Une nouvelle initiative de formation vise à renforcer leur réactivité et à assurer leur sécurité, tout en garantissant la transmission d’informations précises au public en temps de crise.
Réactivité et gestion des crises
L’objectif principal de cette formation est de préparer les journalistes à réagir rapidement et efficacement face aux urgences. Jean-Paul Ravelomanana, directeur de la communication à l’Agence de Gestion des Catastrophes, l’explique ainsi : « L’information rapide et précise peut sauver des vies. »
Au programme : simulations de crise, gestion du stress, vérification des faits et communication de crise. Ces sessions pratiques permettent aux journalistes de s’entraîner aux situations d’urgence. Marie-Louise Martin, journaliste à Seychelles News Agency, témoigne : « Ces exercices nous apprennent à garder notre calme et à être organisés, même dans le chaos. »
Vérité et éthique au cœur de la formation
Lors d’une crise, les médias ont la lourde responsabilité de transmettre des informations fiables. La formation insiste sur l’importance de la vérification des faits pour éviter la propagation de rumeurs.
« Les médias doivent être des sources fiables en temps de crise », souligne Dr. Alain Ramaroson, expert en communication de crise. Les journalistes sont également formés à l’éthique : diffuser des informations précises sans semer la panique. Amélie Dupont, rédactrice en chef à Seychelles Broadcasting Corporation, explique : « L’équilibre entre l’urgence et la fiabilité des informations est un défi que nous apprenons à relever. »
Sécurité et bien-être des journalistes
Travailler en zone de danger expose les journalistes à des risques considérables. La formation inclut des mesures de protection, telles que des protocoles d’évacuation et des équipements de protection individuelle.
Eric Randriamahazoa, coordinateur des interventions d’urgence, insiste : « La sécurité des journalistes sur le terrain est une priorité. » Des techniques de gestion du stress et des conseils en santé mentale sont également abordés pour aider les journalistes à maintenir leur bien-être dans des environnements tendus.
Une collaboration nécessaire avec les autorités
La coopération entre les médias et les autorités est essentielle pour gérer efficacement les crises. Jacques Dossou, responsable des relations publiques à la Préfecture, souligne l’importance d’une communication fluide : « Cela permet de mieux coordonner les réponses d’urgence et de fournir des informations claires et actualisées au public. »
Les journalistes apprennent à collaborer avec les autorités locales, relayant les messages officiels et coordonnant leurs efforts avec les équipes de secours.
Fitiavana HARISOA


Laisser un commentaire