Pourquoi les adultes ne disent jamais « désolé ». Spoiler : ce n’est pas juste de l’orgueil mal placé.

T’as déjà entendu ça ? « Je t’ai crié dessus parce que TU m’as mal regardé. » ; « C’est pas moi qui t’ai blessé… t’es juste trop sensible. »

Bienvenue dans le royaume des jamais-en-tort, là où les excuses sont aussi rares que les licornes, et où le blâme se transmet… de génération en génération. Mais pourquoi c’est si dur pour certains adultes de sortir un simple « pardon » ? Indice : c’est pas qu’une question de fierté. C’est du vertige intérieur.

Sous le silence, des peurs mal rangées
Peur de l’effondrement

Avouer une erreur, c’est comme faire trembler leur château de cartes. S’ils reconnaissent qu’ils ont tort… ils croient que tout leur statut s’écroule. Alors ils tiennent. Même quand c’est bancal. Même quand toi, t’étouffes.

Éducation vintage (façon gifles et silence)

« Dans mon temps, les enfants la fermaient. » Ouais. Et dans ton temps, on traitait l’angoisse avec des tapes derrière la tête. Pas étonnant que certains adultes aient appris que :

  • Parler = défier
  • Se tromper = échouer
  • Demander pardon = perdre la face

Ego blessé = confusion totale

Ils confondent « avoir tort » avec « être nul ». Alors ils t’accusent d’avoir mal compris ta propre douleur. Et toi, tu finis par douter de ton ressenti. Mais non. Tu n’inventes rien.

Top 3 des adultes allergiques aux excuses (et comment les flairer à 100 km)

Le Dictateur : « Parce que je l’ai dit, point. ». Le boss. Le ton qui claque. L’argument inexistant. Tu parles ? Il t’écrase. Tu contredis ? Il s’énerve. Tu respires ? Il trouve ça suspect.

LeGaslighter : « Ça s’est jamais passé comme ça. » ; « Tu te fais des films. ». Il brouille les pistes, t’embrouille la tête, te fait douter de toi. Lui, c’est un magicien : il fait disparaître les faits.

Le Passif-Agressif : « Désolé si t’es vexé·e… ». Il s’excuse… pour mieux t’enfoncer. Tu repars avec la faute, le doute, et une boule au ventre.

OK, mais… on fait quoi ?
Pose des questions qui coincent

Plutôt que d’exploser, essaye un « Pourquoi tu penses que c’est entièrement ma faute ? ». Spoiler : il/elle n’a souvent pas de réponse. Et ça, ça déstabilise plus qu’un cri.

Note les faits

Pas pour les humilier. Mais pour ne pas t’oublier. Gardes des traces. Des messages. Des phrases. Des moments flous. Ta mémoire est légitime.

Choisis tes combats

Tu n’as pas à « rééduquer » tout le monde. Parfois, un simple « OK boomer » mental et un repli stratégique, c’est ta meilleure armure.

En résumé

Certains adultes ne diront jamais pardon. Parce qu’ils ne savent pas. Parce qu’ils ne peuvent pas. Parce qu’on leur a appris que s’excuser, c’est perdre.

Mais toi ? Toi, t’as le choix.

Le choix d’être la génération qui demande pardon sans s’éteindre.

Le choix de dire « j’ai eu tort » sans s’écraser.

Le choix de casser la chaîne du « moi j’ai toujours raison ».

Hadjani ANDRIANARINIVO

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